La procrastination — causes psychologiques et solutions durables
- Cabinet HelloGareth
- 2 févr.
- 1 min de lecture
La procrastination
Repousser n'est pas de la paresse. C'est souvent l'une des premières choses que je dis aux personnes qui viennent me voir pour ce problème — et c'est aussi l'une des plus libératrices à entendre.
Ce qui se passe vraiment
La recherche sur la procrastination a beaucoup évolué ces dernières années. Ce qu'on sait aujourd'hui, c'est que procrastiner n'est pas un problème de gestion du temps. C'est un problème de régulation émotionnelle.
On repousse une tâche parce que cette tâche génère une émotion désagréable — ennui, anxiété, doute, peur de l'échec, peur du jugement. Le cerveau cherche à éviter cette émotion. Il propose autre chose, n'importe quoi, pourvu que ça ne soit pas ça.
Résultat : on fait des choses moins importantes, on navigue, on s'occupe. Et la tâche reste là, en arrière-plan, avec une couche de culpabilité supplémentaire qui s'accumule — et qui rend la tâche encore plus chargée émotionnellement.
Le perfectionnisme comme source cachée
Beaucoup de procrastinateurs chroniques sont aussi perfectionnistes. Ne pas commencer, c'est ne pas risquer de mal faire. C'est une forme de protection contre l'échec — qui garantit, paradoxalement, de ne jamais vraiment avancer.
Ce qui change avec un travail thérapeutique
On identifie l'émotion qui se cache derrière l'évitement. On travaille sur le rapport à l'échec, au regard des autres, aux exigences qu'on se fixe. Et on construit des stratégies adaptées à son profil — pas les mêmes pour tout le monde.
La procrastination n'est pas un défaut de caractère. C'est un mécanisme qu'on peut comprendre et modifier.
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