Le syndrome de l'imposteur — vous n'êtes pas seul(e)
- Cabinet HelloGareth
- 9 févr.
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Le syndrome de l'imposteur
Vous avez un poste que vous méritez. Un diplôme que vous avez obtenu. Des résultats que vous avez produits. Et pourtant, vous attendez qu'on vous démasque.
Ce sentiment s'appelle le syndrome de l'imposteur. Il touche, selon les études, environ 70% des personnes à un moment de leur vie. Dont beaucoup de ceux qui réussissent le mieux.
Pourquoi les personnes compétentes le ressentent davantage
C'est contre-intuitif. Mais plus on est compétent, plus on est conscient de ce qu'on ne sait pas encore. Les personnes qui savent peu ont souvent moins de doutes — c'est l'effet Dunning-Kruger. Les experts, eux, mesurent mieux l'étendue de leur ignorance.
Il y a aussi une dimension relationnelle. Beaucoup de personnes qui souffrent du syndrome de l'imposteur ont grandi dans des environnements où la réussite était minimisée, comparée, ou conditionnelle. Elles ont internalisé l'idée que leurs succès sont dus à la chance, aux autres, aux circonstances — pas à elles.
Comment ça se manifeste au quotidien
Difficulté à accepter les compliments. Tendance à se dévaloriser dans les échanges professionnels. Peur démesurée de prendre la parole en public ou de soumettre un travail. Sentiment permanent d'imposture malgré des preuves objectives du contraire.
Ce qu'on peut faire
Le travail thérapeutique sur le syndrome de l'imposteur passe par deux choses. D'abord, comprendre d'où vient cette voix intérieure — ce n'est pas la vérité, c'est une construction. Ensuite, apprendre à évaluer sa propre valeur de façon plus juste, sans dépendre du regard extérieur pour se sentir légitime.
Ce n'est pas de la modestie. C'est de la souffrance. Et ça se travaille.
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